Martine Magnin : Qu’importe le chemin

Et pourtant tout commençait si bien : « Il revenait de vacances, bronzé, les cheveux ensoleillés, les iris parsemés de paillettes d’or, quinze jours d’un périple africain exaltant, certainement plein de joies, d’émotions et de découvertes…
…Je l’ai fabriqué un jour de joie parfaite, il y a vingt-huit ans. Il pesait 3,250 kilos, il était tout doux et tout joli dans ses brassières en liberty…
… Aujourd’hui, les cellules de dégrisement ou d’isolement et les bureaux des commissariats de plusieurs arrondissements parisiens nous sont devenus familiers, nous avons arpenté hébétés et vaincus quatre des plus grands hôpitaux de la capitale, un centre psychiatrique de banlieue, plus quelques cliniques privées. Nous avons également épuisé cinq médecins et usé trois psy pourtant résistants.
Heureusement, une petite graine, puis une autre petite graine…
Qu’importe le chemin, on récolte toujours ce que l’on s’aime ! »
L’auteur Papivore et lectrice boulimique, Martine Magnin a toujours été captivée par ce qui se cachait sous les mots et les formules les plus banales. Passionnée de sémantique, de philosophie et de psychologie, et après avoir voué sa carrière à la communication sous toutes ses formes, elle se consacre aujourd’hui à l’écriture (la nuit) tout en menant une activité d’antiquaire (certains jours !)
Martine Magnin traite avec sensibilité et humour des sujets souvent intimes et graves sans jamais tomber dans l’amertume.
Elle partage sa vie entre sa Provence natale (avec délice) et Paris (avec parcimonie).

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