LOUIS CURTI : Dessins de théâtres et de music-halls

Louis Curti, né en Angleterre a produit de nombreux dessins entre 1926 et 1949. Il a travaillé pour la plupart des grands music-halls parisiens le Palace, le Casino de Paris, les Folies Bergère, le Châtelet. Après son retour à Londres il collabore avec le London Hippodrome, l’Apollo, le Picadilly , le London Palladium et le Prince de Wales. Des maquettistes comme Louis
Curti, Jean Aumond, Gesmar (dessinateur attitré de Mistinguett) étaient des artistes à part entière. Ils avaient tous fait une école d’art graphique et exposaient dans les grands salons européens. Ils étaient appréciés pour la diversité et la qualité de leurs oeuvres. Il est difficile de trouver des renseignements sur tous les dessinateurs car ils n’avaient pas forcément la renommée d’un Erté ou d’un Doumergue, malgré une production souvent prolifère.
Des gouaches originales pour les spectacles Grâce à la collection de la famille Piollet, dont la plupart des dessins de théâtres et de music-halls de 1920 à 1940, proviennent essentiellement de l’atelier du costumier Max Weldy, nous avons pu découvrir le travail et le style propres à chaque dessinateur.
Weldy était un célèbre décorateur et costumier d’avantguerre, qui avait fondé sa maison en 1918 au 18 rue Saulnier à côté des Folies Bergère. En sélectionnant les meilleurs dessinateurs européens, il devient le principal costumier des scènes parisiennes et atteint rapidement un niveau international. Max Weldy travaille principalement pour les Folies Bergère de 1919 à 1937 mais aussi pour le monde entier. Son idée était d’obtenir les droits pour reproduire plusieurs costumes à partir du même dessin. Les dessinateurs appréciaient cette démarche car ils touchaient des droits d’auteur sur des costumes circulant dans le monde entier. A l’approche de la guerre, Weldy part en Floride où il ouvre une nouvelle maison (1939). Il travaille surtout pour les grands cirques américains. Il se retire en 1970.
Louis Curti a évolué et créé dans cette période dite des « années folles ». Cette époque représentait une étape charnière entre la fin de l’art nouveau et le début de l’art déco. Il savait avec des coups de crayons sûrs, géniaux, imaginatifs, dans un style très personnel, dessiner les costumes de théâtre avec grandeur et légèreté. Il laisse, avec au moins une trentaine de dessinateurs de son temps, un précieux témoignage sur ces années où le
spectacle relevait à la fois de la féerie, du rêve et de l’art.

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