Alexandre Dupouy : Les Larmes d’Eros

Spécialités photographie vintage et Curiosa.

Le nom nom de notre enseigne, Les Larmes d’Éros, nous confie Alexandre, a été choisi en hommage à l’éditeur et à l’auteur de l’ouvrage éponyme, Jean-Jacques Pauvert et Georges Bataille. Cet essai consacré à l’histoire de l’érotisme, analysé par la pensée « bataillienne », étudie les relations entre le putto et la grande faucheuse. Mais ce choix, outre la beauté du titre, est surtout un hommage à cet Éros qui pleure, perpétuellement en lutte contre l’obscurantisme et les dogmatismes de tous bords. Voilà l’un des rares sujets qui parvient à mettre d’accord l’ensemble des idéologues de la foi : « Sus au chérubin bardé de flèches capricieuses. Non aux plaisirs, sinon gare aux châtiments. » Pourtant, comme l’affirme si poétiquement Marcel Duchamp, de toute évidence, « Rose Sélavy »…
La passion ou la curiosité n’attend pas le nombre d’année. Quand Alexandre était jeune coursier, il dépensait ses économies à l’Hôtel Drouot en cartes postales et en vieilles photos. Le placement va s’avérer judicieux. Une collection se constitue facilement. De là à en faire le commerce, le pas est facilement franchi en 1977 aux Puces de Montreuil. Puis en 1979, la première boutique – Y Grecque (boulevard Saint-Michel), puis en 1981, la librairie Violet (rue Violet).
Sa rencontre avec Jocelyne sa femme accentue l’activité avec l’ouverture de trois autres librairies, Bloody Mary (rue Linné et rue St Jacques), Et dans chacune des deux librairies, un rayon curiosa (érotisme, histoire des mœurs, photographies…) qui devient envahissant. C’est pour éradiquer ce « mal » qu’une troisième librairie est ouverte en septembre 1991, Les Larmes d’Éros (rue Amelot), ainsi qu’une maison d’édition, Astarté, du nom de la première Vénus. Qu’est ce qui fait courir Alexandre, on se le demande.

  • Les Larmes d’Eros
  • Stand 214

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